Zettai Kareshi
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• prépublication : 20/05/2003→ 05/09/2004 • éditeur : Shogakukan • publication : 25/10/2003 → 25/02/2005 • volumes : 6/6 |
• éditeur : Kana • publication : 02/12/2005 → 07/07/2006 • volumes : 6/6 |
| • un roman et deux CD’s drama • adaptation en série tv japonaise (j-drama) + OST • disponible en |
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Juste après avoir terminé sa série Alice 19th, Yuu Watase entame deux nouvelles oeuvres en même temps : Zettai Kareshi et Fushigi Yugi Genbu Kaiden. L’auteur change ainsi complètement de registre. Dans Alice 19th, il y avait de l’humour certes mais l’ambiance était tout de même assez sombre. Peut-être voulait-elle écrire une série plus loufoque ? En effet, Zettai Kareshi, appelé Zekkare par les fans, est très humoristique, tous les personnages sont un petit peu déjantés. Il y a des passages sérieux mais c’est la rigolade qui prime.
Zettai Kareshi signifie littéralement « petit-ami parfait » (zettai = parfait ; kareshi = petit-ami). La série est terminée au Japon et comporte 32 chapitres édités en six volumes. Un chapitre était prépublié toutes les deux semaines dans le Sho-Comi.
Il existe une adaptation en série tv qui fut diffusée entre avril et juin 2008 au Japon, sur Fuji TV. Elle comporte onze épisodes et un SP (épisode spécial).
Une édition française est disponible chez Kana. Le titre choisi, Lui ou Rien !, est d’ailleurs plus que sujet à discussion.
Riiko, jeune lycéenne, rêve de trouver un petit ami, mais cumule les échecs amoureux. Suite à un concours de circonstances, elle commande sur Internet un mannequin robotisé qui représente le petit ami idéal. Seulement la période d’essai de trois jours dépassée, Riiko se voit contrainte de faire un pacte avec la société de vente : contre l’annulation de sa dette de 740 000 euros (c’est son prix), elle doit aider Night (c’est son nom), à collecter des informations sur la psychologie féminine. Ces infos seront en effet précieuses pour améliorer les futurs « modèles ».
L’arrivée de Night va bousculer les habitudes de la jeune fille et l’amener à porter un nouveau regard sur ce qui l’entoure.
Tombera-t-elle amoureuse de ce « garçon idéal » ou choisira-t-elle son ami d’enfance ?
♦ Éditions ◊ Prépublication ◊ Japon ◊ France ♦ Illustrations ♦ Le roman ♦ Critique ♦
♦ CD’s dramas ♦ La série tv ♦ Personnages ♦ Résumés ♦
éditions
prépublication
Le Sho-Comi, encore appelé Shoujo Comic est un magazine de prépublication japonais. Un numéro sort approximativement tous les 15 jours. Généralement, deux numéros paraissent par mois, le premier le 5 et le second le 20. Comme magazine de prépublication, il existe aussi Hana to Yume, Ribon, Shônen Jump, etc. La particularité du Sho-Comi est de prépublier uniquement des séries shôjos, c’est-à-dire des oeuvres où la romance a une grande importance. De plus, du fait de scènes parfois dénudées ce magazine est réalisé essentiellement pour des filles plutôt âgées, contrairement au Ribon par exemple. Les numéros du Sho-Comi peuvent paraître compliqués au premier abord étant donné qu’ils se comptent en année. Ainsi, chaque année, on recommence au numéro 1. Il n’y a jamais plus de 24 numéros par an.
Le Sho-Comi ressemble à un annuaire téléphonique d’une part pour sa grosseur et d’autre part pour la qualité très médiocre de son papier. Si la qualité est aussi mauvaise c’est parce que les Japonais ne conservent pas ces magazines, si les séries leur plaisent ils achèteront alors les volumes reliés. Chaque numéro contient généralement un chapitre de cinq/six séries appartenant à la maison d’édition Shogakukan. Parfois, ces chapitres ont leur page de garde en couleur. Quant à la couverture, elle est toujours en couleur et son thème varie.
Mis à part les chapitres de diverses séries, les Sho-Comi contiennent aussi de petits goodies comme les furoku. Il s’agit de gadgets tels que des crayons, portes-clés, stickers aux couleurs des séries publiées.
Si ce magazine nous intéresse autant c’est parce qu’il publiait Zettai Kareshi ^^. Ceci dit, ce n’était pas la seule série en cours. Durant la publication de Zekkare, il était aussi possible de lire Love Celeb de Mayu Shinjo, Lya x Shite de Miyabi Asami…
Dans le temps, Sho-Comi a prépublié un grand nombre de séries de Yuu Watase. Alice 19th, Ayashi no Ceres, Imadoki ou Fushigi Yugi en sont des exemples concrets. C’est aussi Sho-Comi qui a lancé la mangaka Mayu Shinjo, plutôt connue au Japon.
Comme dit plus haut, un chapitre de Zettai Kareshi sortait tous les 15 jours au Japon. Parfois il y avait une page en couleurs, parfois non. Le Sho-Comi a mis une seule fois Zettai Kareshi en couverture (pour le premier chapitre).

Sho-Comi 12
• Sortie : 20/05/2003
• Contenu : chapitre 01
japon – édition normale
Tous les volumes sont édités par Flower Comics, une branche de la Shogakukan. Le rythme de parution était très régulier puisqu’un volume sortait tous les trois mois. Chaque volume coûte 410 ¥.

Volume 1
• Sortie : 25/10/2003
• ISBN : 4091384617

Volume 2
• Sortie : 26/01/2004
• ISBN : 4091384625

Volume 3
• Sortie : 26/04/2004
• ISBN : 4091384633

Volume 4
• Sortie : 26/07/2004
• ISBN : 4091384641

Volume 5
• Sortie : 26/10/2004
• ISBN : 409138465X

Volume 6
• Sortie : 25/02/2005
• ISBN : 4091384668
japon – édition bunko
A l’instar de nombreuses séries de Yuu Watase, Zekkare est aussi disponible en édition bunko. Il s’agit d’un format plus petit en taille mais plus épais car il contient généralement deux volumes en un. De ce fait, il n’y a ici que trois volumes, chacun coûtant 630 ¥. Tous les bla-blas de l’auteur et les images en plus disparaissent par contre, seule l’histoire subsiste.

Volume 1
• Sortie : 15/03/2008
• ISBN : 4091917488

Volume 2
• Sortie : 15/03/2008
• ISBN : 4091917496

Volume 3
• Sortie : 15/04/2008
• ISBN : 409191750X
france
Durant de très longs mois des rumeurs ont circulé sur le nom de l’éditeur de Zettai Kareshi, elles étaient véridiques. C’est donc Kana qui a acheté les droits de la série. La maison d’édition a décidé de traduire le titre japonais de la série et donc plutôt que de s’appeler Zettai Kareshi, elle porte le titre de « Lui ou rien !« . Si l’on a lu un minimum la série on comprend facilement que ce titre n’est pas des plus adaptés. Quant aux couvertures, elles ne sont pas similaires aux originales puisqu’elles arborent un fond bleu… Chaque volume coûte 6,25 €.

Volume 1
• Sortie : 02/12/2005
• ISBN : 2871298408

Volume 2
• Sortie : 02/12/2005
• ISBN : 2871298416

Volume 3
• Sortie : 13/01/2006
• ISBN : 2871298955

Volume 4
• Sortie : 17/03/2006
• ISBN : 2871299161

Volume 5
• Sortie : 19/05/2006
• ISBN : 2871299498

Volume 6
• Sortie : 07/07/2006
• ISBN : 2871299668
le roman
Contre toute attente, un roman intitulé Arigatô (merci en français) est sorti en juillet 2008 au Japon. Il y a fort à parier qu’il s’agit là d’un geste purement commercial. En effet, la série tv venait de s’achever et donc le succès était tel au Japon qu’il était bon de surfer dessus. Ah capitalisme… Ceci dit, ne boudons pas notre plaisir n’est-ce pas ? ^^
Tout comme les romans de Fushigi Yugi ou encore Ayashi no Ceres, ce n’est évidemment pas Yuu Watase qui les écrit. Elle donne certainement son avis sur la trame de l’histoire mais ça s’arrête là. Ici, le roman a été écrit par Yura Katase et Kaoru Tachibana. Par contre, c’est Watase qui illustre la couverture ainsi que quelques images en noir et blanc à l’intérieur du roman. Vous pouvez trouver ces dessins dans la galerie du site, comme d’habitude.
Forcément, si l’on n’a pas de compétences en japonais suffisantes pour comprendre, on aimerait bien une traduction française. Ce n’est même pas la peine d’y penser, il faut être un minimum réaliste.

Arigatô
• Sortie : 01/07/2008
• ISBN : 4094520732
illustrations
Etant donné que de nombreuses illustrations sont disponibles pour Zettai Kareshi, elles ont toutes été déménagées dans la galerie principale du site.
critique
Yuu Watase a toujours aimé écrire des histoires plutôt drôles. Si vous avez lu, ne serait-ce qu’une seule de ses oeuvres, vous avez obligatoirement remarqué qu’elle avait un sacré sens de l’humour. Si vous ne l’avez pas ressenti, je me demande si vous avez de l’humour ou si vous avez lu les mêmes séries que moi ^^;; Bref, l’humour est un élément essentiel dans une œuvre de Watase. Avec Zettai Kareshi, l’auteur aurait très bien pu faire un enchaînement de gags plutôt délirants un peu comme le fut Appare Jipangu! mais ce n’est pas du tout le cas. Certaines scènes sont vraiment hilarantes, à vrai dire c’est surtout la naïveté et la crédulité de Night qui font rire ; cependant, il y a des passages vraiment très sérieux. Comme toujours, Watase nous traîne vers des sujets assez réfléchis comme la notion d’argent, de travail, d’amitié, de respect et j’en passe.
Avant que je ne commence à lire cette série, j’entendais partout dire que Zekkare était un clone de Video Girl Ai et de Chobits. Pour la première, il est vrai qu’il y a des ressemblances. Par contre, je n’ai lu qu’en partie Chobits car je trouvais ça mauvais, je ne suis pas du tout d’accord. Dans Chobits, on ne fait que voir la culotte de Chii, dans Zekkare on ne voit pas Night en sous-vêtement à tout bout de champ. Il est vrai qu’au départ Night se déshabille très souvent mais c’est parce qu’il a été programmé pour ça (hum… ^^). Après, lorsqu’il gagne en maturité, il n’y a plus ces scènes là, ou alors elles sont très rares. Quant au fait de comparer ces séries parce qu’il y a un robot, je vous arrête tout de suite, il n’y a absolument aucun rapport. On ne peut pas dire que Watase ait réellement copié Clamp ou bien Katsura. Ah tiens, une petite chose pour les détracteurs des oeuvres de Watase : vous qui râlez sur Watase parce qu’elle garde toujours le même style graphique pour ses héros, est-ce le cas cette fois-ci ? Si oui, dites moi où vous trouvez des ressemblances. Personnellement, je n’en vois absolument aucune. De ce côté, Watase a progressé, elle change un petit peu de style, peut-être qu’elle veut se renouveler ? Il s’agit d’une excellente nouvelle si c’est le cas, pas que ce soit vraiment gênant d’avoir des personnages masculins qui se ressemblent mais cela signifie qu’elle gagne de l’assurance à vouloir essayer d’autres « modèles ».
Il faut l’avouer, l’histoire est très « shôjoesque », il y a un triangle amoureux, les garçons sont vraiment très mignons, il y a énormément de rebondissements, pas toujours crédibles mais ça passe. Bref, si vous n’aimez pas du tout les shôjo, je ne vous conseille en aucun cas de le lire. Par contre, il se passe une chose qu’il ne s’est jamais passé à la lecture d’un shôjo basique, je n’avais absolument aucune idée de la fin. Je ne savais pas du tout où Watase voulait nous emmener, ce qu’elle voulait nous faire comprendre. D’habitude, c’est assez simple, dès les premiers chapitres on voit plus ou moins l’épilogue. Il ne reste plus qu’à résoudre les problèmes qui vont se poser aux héros. Là, ce n’est pas le cas, Watase va-t-elle laisser Riiko avec un androïde ou préfère-t-elle lui offrir un vrai humain comme amoureux ? Peut-être qu’elle va transformer Night en humain, on n’en sait strictement rien. Bref, j’aime ne rien savoir, j’aime me demander à chaque chapitre si on va en apprendre plus sur Night, sur son « usine de fabrication » ou sur son vendeur alias Gaku Namikiri. On ne se rend pas vraiment compte en lisant Zekkare mais il y a beaucoup de suspense et d’interrogations. Et j’avoue avoir apprécié cette facette de cette série, d’autant plus que la fin est à des années lumières de ce que j’aurais pu imaginer. Par contre, on peut encore regretter le fait que les personnages secondaires ne soient absolument pas travaillés. C’est le principal défaut que l’on peut faire à Yuu Watase d’ailleurs.
En conclusion, si je devais donner mon avis, je dirais que Zettai Kareshi est une série sympa comme tout, ce n’est pas ma préférée de l’auteur mais ça se laisse lire. L’humour est au rendez-vous. Par ailleurs la série est bourrée de magnifiques dessins dignes du talent de Yuu Watase et il y a une bonne dose de sentiments. Si vous aimez Watase, ou/et les shôjo frais à l’humour décapant, ou/et les histoires qui font réfléchir sans en donner l’impression, Zettai Kareshi est peut-être fait pour vous.





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