Volume 1
Un jeune garçon est en train de s’affairer avec une pelle de jardinage quand soudain il entend quelque chose s’approcher … c’est une fille à vélo qui lui tombe carrément dessus !
Selon elle, c’était le seul moyen d’entrer pour voir ce lycée car les portes étaient fermées.
Le garçon réalise alors que le pissenlit dont il était en train de s’occuper a été particulièrement malmené dans toute cette histoire… il découvre ainsi par la même occasion le nom de la fille : elle s’appelle Tampopo, comme le pissenlit en japonais ! Ils discutent un moment ensemble à propos des fleurs dont ce garçon à l’air d’avoir beaucoup d’affection pour celles-ci… Mais avant de rentrer chacun chez eux, le garçon voyant que Tampopo s’est blessée dans la chute, lui fait un garrot à l’aide de son mouchoir. Il n’y a pas de doute pour notre héroïne, ce garçon dont elle ne connaît pas encore le nom mais qu’elle reverra sans doute demain est un » chouette type » !
C’est donc le jour de la rentrée pour Tampopo et elle n’en finit pas de s’extasier devant la modernité de son établissement, le lycée Méio où elle est très fière d’avoir été admise suite à la défection d’une élève… Mais pourquoi ces messes basses quand elle dit qu’elle est entrée sur concours ?
Peu importe, son copain d’hier, » Jardinou » ne doit pas être bien loin… Et quelle coïncidence, ils sont dans la même classe ! Elle se rue vers lui mais ce dernier ne semble pas la reconnaître du tout, même avec le mouchoir noué à la jambe qu’elle lui montre !
C’est au tour des élèves qui étaient agglutinés autour de lui de parler : comment ose-t-elle s’adresser ainsi aussi familièrement à Koki Kougyo, fils d’ une des familles les plus puissantes du pays ?
Notre pauvre Tampopo n’y comprend rien à l’indifférence dont faire preuve Kougyo mais il semblerait de toute façon qu’il soit temps d’aller assister à la cérémonie de bienvenue.
Sur le chemin, toujours à courir après Koki, Tampopo aperçoit le fameux pissenlit… mais quand elle dit à tout le monde que c’est Koki qui s’en est occupé hier, ce dernier s’avance alors vers le pissenlit et l’arrache impitoyablement devant les yeux ébahis de Tampopo qui n’écoute même pas les moqueries des autres qui commencent à la surnommer » mauvaise herbe »
Quelques minutes plus tard, alors que Koki s’apprête à commencer un discours, il est interpellé par Tampopo devant tout le monde ! Elle lui reproche ce qu’il a fait au pissenlit et le traite de » type odieux « . Mais froidement, Koki lui répond que l’amitié n’est qu’une chimère et que seul créer des liens pour assurer son avenir compte dans cette école. Toujours aussi révoltée et devant toute l’assemblée, Tampopo lui jure alors qu’il deviendra son ami que cela lui plaise ou non !
Le lendemain avant d’aller à l’école, Tampopo s’interroge toujours sur la vraie personnalité de Koki…
Sur le chemin à vélo, elle tombe d’ailleurs sur lui qui est en voiture mais celui-ci ne veut même pas entendre son » bonjour » ! Arrivée à l’école, elle doit en plus subir les reproches des autres qui la somment d’arrêter de tourner autour de Kougyo. Et en classe, elle doit encore aller chercher son pupitre que les autres ont pris un malin plaisir à mettre au fond de la classe… mais Tampopo garde le sourire malgré les croches pattes qu’on lui fait. Mais pour tout ce remue-ménage, le prof la punit, elle sera de corvée de ménage pour toute la semaine !
Et alors que sans se décourager, elle entame sa besogne, rendue encore plus ardue par toutes les cochonneries versées par les élèves pour l’embêter, elle trouve Koki agenouillé à l’endroit où était planté le pissenlit qui lui demande pardon.
Surpris par Tampopo, trop contente d’avoir retrouvé son » jardinou « , il s’empresse de s’enfuir. Mais elle ne le lâche pas d’une semelle et veut savoir pourquoi il se comporte ainsi ! Excédé, Koki lui dit alors qu’elle ne sait rien de lui et que personne ne peut se prétendre son ami ! Et surtout pas tous les lèches bottes qui lui tournent autour, attirés par son nom ! C’est vrai mais c’est bien pour cela que Tampopo compte faire plus ample connaissance mais il lui cloue le bec en la traitant de pauvre idiote.
Mais elle a déjà une petite idée derrière la tête pour retrouver le vrai Koki.
Le lendemain, elle débarque en retard, mais avec un bouquet de fleurs pour Koki en clamant devant tout le monde qu’ils seront les responsables du jardinage ! Mais on lui apprend que dans ce lycée, les fleurs sont interdites et que toutes celles qu’elle voit sont en fait artificielles !
Malgré ça, une autre fille du nom de Tsukiko Saïonji, encore une famille célèbre, se dévoue pour en faire partie ce qui ne manque pas d’étonner tout le monde, Tampopo comprise !
Et dès le lendemain matin, Tsuki surprend Tampopo en train de remplacer les fleurs artificielles du lycée avec celles d’un parc voisin !
Tampopo lui avoue alors qu’elle fait tout ça pour se rapprocher de Kougyo et le comprendre, lui qui a l’air de « s’ennuyer à mourir » dans cette école…
Malheureusement, le soir-même, c’est le déluge, et Tampopo, inquiète pour les fleurs fraîchement replantées, retourne en catastrophe au lycée et utilise son propre imperméable comme bâche.
Une ombre s’approche alors d’elle par derrière, et Tampopo croit d’abord qu’il s’agit de Tsuki, avant de s’effondrer sous le coup de la fièvre, trempée aux os comme elle est !
On découvre alors qu’il ne s’agissait nullement de Tsuki, mais bien de Kougyo !
Qui se retrouve d’ailleurs bien embêté, vu l’état de santé de notre pauvre Tampopo. Quand il propose de l’emmener à l’hôpital, elle refuse en disant qu’elle déteste ce genre d’endroit, et Koki n’a pas d’autre choix que de la ramener chez elle puisqu’elle semblerait avoir des médicaments miracle à la maison…
Arrivés chez elle, il est surpris de voir qu’elle vit en réalité seule avec son petit Popula. Une fois que Tampopo a repris pleinement conscience, elle veut retourner immédiatement au lycée, mais Koki, qui est au courant depuis le début de ses petites manigances, s’y oppose fermement vu son état encore fébrile en lui disant que c’est inutile et que les fleurs sont plus robustes qu’elles en ont l’air.
Avant de partir et de la laisser se reposer, il lui avoue qu’il ne comprend pas son acharnement à vouloir à tout prix devenir son amie et qu’il ne pense pas que, contrairement à elle, il puisse partager des rires sincères avec quelqu’un un jour…
Le lendemain, Tampopo remise sur pieds, découvre avec stupeur en arrivant au lycée que le parterre de fleurs est impeccable… et ceci, grâce à Kougyo qui s’en est chargé à sa place !
Cependant, les autres élèves continuent de faire des misères à notre héroïne… jusqu’au jour où la supercherie concernant les fleurs est révélée au grand jour !
Au moment où les étudiants s’apprêtent à écraser sans pitié les fleurs, Tampopo ne doit son salut qu’à l’apparition de Kougyo qui déclare qu’il lui en a « donné la permission », car en tant que fils du fondateur de l’école, il a le droit de changer toutes les ambiguïtés du règlement.
Pendant que les autres élèves trop effr ayés par Kougyo, s’empressent de restaurer en vitesse les parterres de fleurs, Koki dit alors en souriant à Tampopo, encore abasourdie par le retournement de situation, qu’il a fait ça parce qu’il avait envie de se joindre à elle en tant que responsable du jardinage.
C’est ainsi que tous les deux commencent à œuvrer ensemble pour le bien être des plantes au sein de l’école, alors que Tsuki refuse d’adresser la parole à Tampopo depuis ce jour. Koki lui dit alors de se méfier de la fille des Saionji et que ça ne l’étonnerait pas que ce soit elle qui ait divulgué son secret sur les fleurs aux autres élèves l’autre jour.
Tampopo refuse cependant de croire que Tsuki puisse l’avoir trahie, mais elle est finalement bien obligée de voir que Koki avait raison quand elle la surprend peu après…. en train de piétiner sauvagement un parterre de fleurs en hurlant « Jamais je ne tolérerai ta bonne entente avec Kougyo ! »
Tampopo comprend alors que Tsuki a fait tout ça parce qu’en réalité… elle est amoureuse de Kougyo !!
Et en amie toujours dévouée, elle lui promet de l’aider en lui arrangeant un rendez-vous avec Koki pour qu’elle puisse lui avouer ses sentiments.
Tampopo donne alors rendez-vous à Koki au belvédère en haut de la ville le soir-même, en prétextant qu’elle a quelque chose à lui donner…
Quand l’heure arrive, Tampopo, qui est quand même l’entremetteuse dans l’histoire, ne peut s’empêcher de se rendre aussi au point de rendez-vous, pour vérifier si ça se passe bien entre Koki et Tsuki.
Qu’elle n’est pas sa surprise de n’y trouver que Koki, qui est furieux qu’elle soit en retard ! ( il pense toujours que c’est Tampopo qu’il devait retrouver là bas )
Prise au dépourvue, Tampopo ne peut que lui mentir en lui disant que la fameuse chose qu’elle voulait lui donner était… le mouchoir, avec lequel il avait pansé sa blessure à la jambe le jour où ils se sont rencontrés et qu’elle a bien essayé de laver pour enlever les tâches de sang ( quelle chance qu’elle l’avait justement dans sa poche à ce moment-là ! )
Koki se met alors à rire en lui disant que ce n’était pas la peine et qu’elle peut le garder…
C’est alors qu’ils sont surpris par Tsuki, qui avait en fait été prise dans les embouteillages, et qui est furax de s’être encore faite devancer par Tampopo.
Mais cette fois, elle décide de jouer franc-jeu avec Koki et s’avance vers lui pour lui avouer qu’elle l’a toujours considéré… comme sa future fortune !!
Et oui, elle n’est pas vraiment amoureuse de Koki, tout ce qu’elle veut, c’est devenir une épouse Kougyo à cause de leur puissance !
Tampopo et Koki n’en reviennent pas… surtout Koki qui éclate de rire pour la deuxième fois en disant que de tous ceux qui lui ont léché les bottes, Tsuki est sans conteste le cas le plus comique !
Le volume se termine avec une image d’un de leur camarade de classe, aux cheveux hérissés, en train de pianoter sur son ordinateur portable :
« Koki Kougyo = prétentieux, Tampopo Yamazaki = pauvre fille, lycée Meio = ennuyeux »… avant d’appuyer sur « supprimer ».




