Epotoransu! Mai
| + série en 2 volumes + publiée en 1995 + prépubliée entre le 15/06/1994 et le 15/08/1995 + non disponible en France |
C’est en même temps que Fushigi Yugi que Yuu Watase a commencé l’écriture d’Epotoransu! Mai. Peut-être voulait-elle ainsi se divertir et réaliser une œuvre plus légère et loufoque ? Le premier volume est sorti un mois après le 13ème tome de Fushigi Yugi. Si vous connaissez les travaux de la mangaka, vous ne pouvez que remarquer une certaine ressemblance avec Zettai Kareshi, sa série en cours de parution. L’ambiance est plutôt la même, les délires humoristiques sont présents, l’histoire est elle aussi assez semblable. Tout comme Zekkare, dans Epotoransu! Mai il est question de l’apparition d’un homme virtuel. La différence réside principalement dans le rôle de ce jeune homme. Sinon à la base tout est presque identique. Je pense que si l’on passe de Zettai Kareshi à Epotoransu! Mai, on aura une très grande impression de déjà vu. Sinon, l’inverse me paraît plus facile à digérer. Enfin, à vous de voir ^__^
Etant donné que la série est très courte, les deux tomes ont été compilés en un seul. Ce volume unique fait donc le double d’un manga normal, il est paru huit ans jours pour jour après la sortie du second volume d’Epotoransu! Mai. Pour le moment, il n’existe aucune édition française d’Epotoransu! Mai. Cependant, il y a des rumeurs comme quoi Tonkam aurait acheté les droits
histoire
Mai est une jeune fille de 16 ans un peu cruche sur les bords. Elle est amoureuse de Nimura, un garçon de sa classe mais elle n’ose le lui dire. Quant à ce dernier, il ne se rend vraiment pas compte des sentiments qu’éprouve Mai pour lui. Le jour de son anniversaire, les parents de l’héroïne lui offrent un agenda électronique. Dès lors elle ne s’en passe plus et n’hésite pas à s’en servir dans toutes circonstances. A chaque fois qu’il lui est possible, elle regarde son horoscope pour voir si jamais la situation avec Nimura va évoluer. Un soir alors qu’elle vient, encore une fois, de faire une bêtise devant son amoureux, elle tape accidentellement le mot « Epotoransu » dans son agenda.
C’est alors qu’un jeune homme sort de l’agenda ! Il dit s’appeler Takuma et être responsable des fonctions électroniques de l’agenda de Mai. Il peut ainsi user de toutes les fonctionnalités habituelles. Il semblerait qu’il y ait un monde électronique dans l’électronique lui-même. Takuma propose ainsi à Mai de choisir une fonctionnalité. Etant donné qu’elle veut être aussi proche de Nimura que le sont ses amis, le jeune homme lui donne le pouvoir de se transformer en la personne de son choix.
Mai va alors tout faire pour se rapprocher de son amoureux, en espérant un jour pouvoir utiliser son propre corps…
illustrations
critique
Pour être tout à fait franche, Epotoransu! Mai ne m’a pas plus emballée que ça, il s’agit d’un shôjo basique qui n’a absolument aucune originalité. Je commence à me demander si Watase est douée dans les séries courtes (cf. Appare Jipangu!). Pour une fois, il n’y a pas véritablement de triangle amoureux, on voit juste une fille un peu cruche rechercher l’attention de celui qu’elle aime. Je pense que les plus jeunes apprécieront davantage pour le côté un peu fleur bleue et nunuche mais les autres risquent fort d’être déçus.
Je n’ai pas grand chose à dire puisque cette série ne m’a pas plu. Les dessins, du même acabit que ceux de Fushigi Yugi, sont plutôt agréables. Comme d’habitude il y a des chibis hilarants made in Watase. Le point noir de ces dessins est le manque de créativité. Je ne suis pas du genre à reprocher aux mangakas le fait de prendre le même modèle pour leur personnage mais là c’est tout de même trop flagrant. Nimura est le sosie parfait de Tamahome (Fushigi Yugi) et Takuma un mélange de Tasuki et Tamahome de Fushigi Yugi toujours. C’est un peu gênant quand même, d’autant plus qu’Epotoransu! Mai est sorti en même temps que la première grande œuvre de Yuu Watase.
Quant au scénario il est léger, beaucoup trop d’ailleurs. Il est toujours appréciable de lire des mangas rafraîchissants mais celui là énerve plutôt qu’autre chose. Les situations sont tellement banales dans le monde du shôjo que l’on s’ennuie ferme. Du début à la fin l’histoire est prévisible. Où est l’intérêt ? Fort heureusement, Yuu Watase a limité les dégâts en écrivant que deux volumes.
Bref, si vous n’êtes pas un fan acharné des travaux de Watase, passez votre chemin. Cette série ne vaut pas grand chose, dans le même genre lisez plutôt Zettai Kareshi. Avec cette œuvre là, la mangaka maîtrise déjà mieux son coup de crayon, son scénario et ses personnages.

















Rah, j’adore trop cette mangaka! On avait parler de la sortie de ce manga en France mais finalement plus aucune nouvelle…Alors bon, j’en ai profité dernièrement pour me l’acheter en Espagne! En tout cas c’est sympa comme série!
C’est vrai qu’à une époque il y avait des rumeurs comme quoi Tonkam avait la licence de la série. Aucune confirmation (ou le contraire) depuis.
Je l’ai lue il y a un petit moment mais je n’avais pas spécialement été convaincue…