Appare Jipangu!

+ série de 3 tomes
+ publiée entre 1998 et 2003
+ disponible en France

Appare Jipangu! a vu le jour entre deux volumes d’Ayashi no Ceres. Yuu Watase voulait peut-être ainsi se changer les idées et surtout faire une série un peu moins dramatique ! En effet, Appare Jipangu! est à mille lieux d’Ayashi no Ceres. Ici, il n’y a pas de meurtres, de personnages torturés… Les personnages ont parfois un passé difficile mais l’accent n’est pas mis essentiellement là-dessus. De toute manière, Yuu Watase montre tout de suite le chemin qu’elle veut donner à Appare Jipangu! : un humour omniprésent. On peut dire qu’avec Appare Jipangu!, Watase a pris tout son temps vu que les trois volumes ont mis cinq ans à paraître.

histoire

Il y a 15 ans, alors qu’elle n’était qu’un nourrisson, Yusura a été abandonnée au pied d’un cerisier. Mais très vite, elle a été retrouvée par un couple de commerçants qui l’a adoptée puis élevée comme leur propre fille. Devenue « la pourfendeuse de regrets » grâce à un pouvoir exceptionnel dont elle est dotée, elle efface la tristesse qui hante le cœur des autres. Kongomaru, son inséparable bâton, collabore avec elle pour faire régner la paix dans la ville d’Edo. Une sacrée comédie au temps de l’ancienne capitale du Japon vous attend !

illustrations

critique

Avec Appare Jipangu! on a le plaisir de retrouver un humour égal à celui qu’on a pu observer dans Fushigi Yugi. De toute manière, c’est le but. Yuu Watase nous parle de comédie infernale et franchement c’est le cas ! Dès la première page on trouve déjà une notice d’utilisation pour le manga ^.^ Miss Watase avoue ne pas s’être énormément creusée les méninges et ça se sent… Effectivement l’histoire n’est pas très recherchée. Chaque chapitre raconte une petite histoire indépendante. On se doute bien évidemment que Yusura et ses amis vont réussir ce qu’il entreprennent, c’est-à-dire aider la ou les personnes en détresse mais ce qui se révèle être intéressant c’est la manière dont ils vont le faire. Dans chaque chapitre, les personnages principaux évoluent. Yusura et Samon se rapprochent par exemple. En bref, les fanas de comédies ultra-délirantes seront ravis. Il ne se passe pas une seule page sans que l’on n’ait vu un chibi. De plus, lors de scènes dangereuses pour nos amis, il y a toujours quelqu’un pour dire une imbécilité (en général il s’agit de Minékichi ^^;;) Cependant, ce manga n’est pas que humour. Il y a certains passages qui sont plus sérieux, plus réfléchis. Même si Watase veut nous divertir, elle tente quand même de nous faire réfléchir sur certains sujets (la notion de famille, la cupidité, le vol…).

Comme dans tous les mangas de Yuu Watase, l’amitié est quelque chose d’extrêmement important. L’auteur met vraiment l’accent sur cette relation. Elle veut aussi nous affirmer que l’amitié est nécessaire, qu’il ne faut pas rompre ce lien sous n’importe quel prétexte. Elle profite même du chapitre trois pour insister sur ce fait. Appare Jipangu! est un shôjo et qui dit shôjo dit forcément amour ! Dans Appare Jipangu! c’est Yusura qui va découvrir ce sentiment envers Samon. D’ailleurs, l’éternel triangle amoureux aura sa place… mais il n’est pas vraiment mis tout le temps en avant. Il faut quand même avouer que Watase adore embêter Samon avec d’autres personnages masculins. La grande innovation de Watase dans Appare Jipangu! est l’inversement de situation entre garçon/fille. D’habitude, c’est la fille qui est toujours amoureuse du garçon mais elle n’ose pas l’avouer. Eh bien ici c’est le contraire. Yusura n’est en aucun cas dépendante de Samon, elle sait très bien se débrouiller toute seule et c’est plutôt elle qui lui vient en aide !

En conclusion, on peut donc dire d’Appare Jipangu! qu’il s’agit d’une courte série très raffraîchissante. Elle n’a pas la prétention d’être extrêmement recherchée, loin de là d’ailleurs mais c’est ce qui fait son charme. De plus, il ne faut pas omettre le style graphique de la mangaka, qui est sympa. Bref, si vous cherchez une petite comédie sympathique, pas prise de tête, Appare Jipangu! est pour vous.

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