Alice 19th
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• titre original : Arisu Naintinsu – ありす19th |
• titre français : Alice 19th |
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Après avoir délaissé le style fantastique (Fushigi Yuugi), voire parfois horrifique (Ayashi No Ceres) pour Imadoki, Yuu Watase le reprend pour sa nouvelle série Alice 19th. On peut y voir une certaine ressemblance avec le roman Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll avec la présence d’un lapin blanc et le prénom de l’héroïne mais la similitude s’arrête plus ou moins là.
La série est terminée au Japon et est disponible en deux éditions. Elle fut prépubliée dans le magazine Sho-Comi. L’édition française est complète et est disponible chez Glénat.
Alice est une jeune fille rêveuse mais terriblement renfermée, qui éprouve les plus grandes difficultés à exprimer ses sentiments. Secrètement amoureuse d’un garçon qu’elle voit dans ses cours de tir à l’arc, elle assiste avec tristesse à la déclaration d’amour de sa grande sœur, éprise du même homme, et s’efface en essayant d’oublier sa passion… Comme l’héroïne de Lewis Caroll, elle va pourtant croiser le chemin d’un étrange lapin blanc qui la fera basculer dans le fantastique : ce dernier est perdu au beau milieu d’une route fréquentée, et Alice n’hésite pas une seconde à voler à son secours, au risque de se faire écraser. Elle apprendra plus tard, de la bouche du lapin ayant pris forme humaine, qu’elle est un Maître du Lotis, capable de contrôler le pouvoir magique de certains mots sacrés, et que le premier d’entre eux, le courage, vient de lui ouvrir les portes d’un monde fantastique…
♦ Éditions ◊ Prépublication ◊ Japon ◊ France ♦ Illustrations ♦ Résumés ♦ Personnages ♦ Critique ♦
Éditions
Prépublication
Le Shôjo Comic (少女コミック), abrégé en Sho-Comi, est un magazine de prépublication japonais de la Shôgakukan. Un numéro sort approximativement tous les quinze jours. Généralement, deux numéros paraissent par mois, le premier le 5 et le second le 20. Comme magazine de prépublication, il existe aussi Hana to Yume, Ribon, Shônen Jump, etc. La particularité du Sho-Comi est de prépublier uniquement des mangas shôjo, c’est-à-dire des oeuvres où la romance a une grande importance. De plus, du fait de scènes parfois dénudées ce magazine est réalisé essentiellement pour des filles plutôt âgées, contrairement au Ribon par exemple. Les numéros du Sho-Comi peuvent paraître compliqués au premier abord étant donné qu’ils se comptent en année. Ainsi, chaque année, on recommence au numéro 1. Il n’y a jamais plus de 24 numéros par an.
Le Sho-Comi ressemble à un annuaire téléphonique d’une part pour son épaisseur et d’autre part pour la qualité très médiocre de son papier. Si la qualité est aussi mauvaise c’est parce que les Japonais ne conservent pas ces magazines, si les séries leur plaisent ils achèteront alors les volumes reliés (tankôbon). Chaque numéro contient généralement un chapitre de cinq/six séries appartenant à la maison d’édition Shôgakukan. Parfois, ces chapitres ont leur page de garde en couleurs. Quant à la couverture, elle est toujours en couleurs et son thème varie. Lorsqu’une série a cinq chapitres environ prépubliés, le volume relié (tankôbon) peut sortir. Il est alors ici édité sous le label Flowers Comics.
Mis à part les chapitres de diverses séries, les Sho-Comi contiennent aussi de petits goodies comme les furoku. Il s’agit de gadgets tels que des crayons, portes-clés, stickers aux couleurs des séries publiées.
Si ce magazine nous intéresse autant c’est parce qu’il publiait Alice 19th. Ceci dit, ce n’était pas la seule série en cours à ce moment. Dans le temps, Sho-Comi a prépublié un grand nombre de séries de Yuu Watase. Ayashi no Ceres, Imadoki, Zettai Kareshi ou Fushigi Yugi en sont des exemples concrets.
Comme dit plus haut, un chapitre d’Alice 19th sortait tous les 15 jours au Japon. Parfois il y avait une page en couleurs, parfois non. Le Sho-Comi a mis au moins deux fois la série en couverture. Si vous avez des visuels de ces couvertures, n’hésitez pas à me contacter pour que je les affiche ici. Merci~
Japon – Édition classique
Comme toujours, c’est Shôgakukan qui se charge de l’édition au Japon. Il existe par contre deux éditions différentes : la classique et la bunko. Chacun devrait donc y trouver pour son compte.
Tous les volumes de l’édition classique sont édités par Flower Comics, une branche de la Shôgakukan. Chaque volume de Alice 19th coûtait à l’époque de leur sortie 410 ¥.

Volume 1
• Sortie : 26/10/2001
• ISBN : 4.09135.431.9

Volume 2
• Sortie : 26/01/2002
• ISBN : 4.09135.432.7

Volume 3
• Sortie : 24/04/2002
• ISBN : 4.09135.433.5

Volume 4
• Sortie : 26/07/2002
• ISBN : 4.09135.434.3

Volume 5
• Sortie : 26/10/2002
• ISBN : 4.09135.435.1

Volume 6
• Sortie : 25/01/2003
• ISBN : 4.09135.436.X

Volume 7
• Sortie : 24/04/2003
• ISBN : 4.09135.437.8
Japon – Édition bunko
En 2007, Shôgakukan a lancé une édition spéciale, la bunko. Elle est plus petite en taille, plus épaisse et ne contient que le manga. Chaque volume coûtait lors de leur sortie 610 ¥.

Volume 1
• Sortie : 16/10/2007
• ISBN : 4.09191.744.7

Volume 2
• Sortie : 16/10/2007
• ISBN : 4.09191.745.4

Volume 3
• Sortie : 15/11/2007
• ISBN : 4.09191.746.1

Volume 4
• Sortie : 15/11/2007
• ISBN : 4.09191.747.8
France
Contre toute attente, alors que jusque là, les oeuvres de Yuu Watase étaient publiées en France chez Tonkam, c’est Glénat qui a acheté les droits d’Alice 19th. Pourquoi ce changement. Aucune idée. Tonkam était peut-être aussi sur le coup mais les Japonais ont préféré Glénat pour des tas de raisons (artistiques, financières) ?
L’édition est globalement de qualité de toute manière. On peut juste regretter que le rabat de fin soit pollué par la pub de la maison d’édition, ce qui est habituel avec eux.

Volume 1
• Sortie : 23/05/2003
• ISBN : 2723442381

Volume 2
• Sortie : 19/08/2003
• ISBN : 2723442626

Volume 3
• Sortie : 18/11/2003
• ISBN : 2723442633

Volume 4
• Sortie : 20/03/2004
• ISBN : 2723442640

Volume 5
• Sortie : 22/06/2004
• ISBN : 2723447003

Volume 6
• Sortie : 14/09/2004
• ISBN : 2723447010

Volume 7
• Sortie : 18/01/2005
• ISBN : 2723447447
Illustrations
Étant donné que de nombreuses illustrations sont disponibles pour Alice 19th, elles ont toutes été déménagées dans la galerie principale du site.
Critique
C’est sur un fond d’histoire de magical girl que miss Watase raconte la vie d’une jeune fille qui tente de trouver sa voie et de réussir à se faire entendre par les autres. Le sujet d’Alice 19th est la mise en évidence du pouvoir des mots. En même temps, ce manga a pour thème la communication. A l’heure d’aujourd’hui les gens sont beaucoup plus repliés sur eux-mêmes qu’autrefois. La communication passe souvent par un ordinateur ou un téléphone portable. Watase veut par conséquent nous faire comprendre que le dialogue en « tête à tête » est la meilleure des armes, rien ne vaut un moment passé à discuter ensemble. Toutefois, Yuu Watase ne s’arrête pas au problème de communication. Avec Alice 19th, elle traite aussi de problèmes concernant des adolescents et même certains adultes. Avec son héroïne, Watase montre que l’on a toujours la capacité de s’exprimer, de s’affirmer. Il faut juste l’employer à bon escient, pour ça, il faut d’abord croire en soi-même.
Comme dans tout shôjo qui se respecte, Watase nous sort une jolie petite d’histoire d’amour. Certes, en lisant le premier tome on se doute de la fin mais ce qui se révèle intéressant c’est de savoir comment nos deux héros vont arriver à surmonter les obstacles. Il est quand même vrai qu’il serait sympa de faire quelque chose qui sorte de l’ordinaire, oublier un peu le triangle amoureux et oser quelque chose de nouveau.
D’un sujet plus mature que Fushigi Yuugi ou Imadoki, Alice 19th possède néanmoins la marque de fabrique de la mangaka. On y retrouve un scénario assez dramatique mêlant amour, humour et fantastique, ainsi que quelques personnages charismatiques. Son récit peut alors se lire à plusieurs niveaux. L’amateur d’énigme cherchera à percer le mystère ou le pouvoir du Lotis, le passionné de tragédie comptera les morts et se délectera de la souffrance des protagonistes. Le fanatique des belles histoires d’amour, lui, est comblé puisqu’en plus des problèmes de cœurs mouvementés de l’héroïne, de nombreux personnages vivent des passions souvent tragiques mais surtout très variées, ce qui les rend très touchant.
Malheureusement, Yuu Watase a gâché le potentiel d’Alice 19th dans ces derniers tomes. Comme souvent, les personnages secondaires sont beaucoup trop secondaires et à peine effleurés. C’est bien joli de se focaliser sur Alice et Kyô mais il y a beaucoup d’autres protagonistes qui auraient mérité un petit peu plus d’attention. Par ailleurs, la fin est bâclée. Tout va beaucoup trop vite, alors que les premiers tomes traînaient un petit peu en longueur, on dirait que Yuu Watase s’est rappelée que la série ne devait durer que sept tomes. Le rythme de la série est donc très bancal, beaucoup trop.
En bref, une série sympathique mais loin d’être extraordinaire.





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