Suna no Tiara
![]() |
+ recueil contenant trois histoires + édité au Japon le 25 septembre 1993 + ISBN : 4.09133.334.6 (édition japonaise) + non disponible en France |
Le recueil Suna no Tiara contient trois histoires plus ou moins courtes écrites entre 1991 et 1993 : Suna no Tiara, Hatsuki Triangle et 700 Nichi no Blue.
SUNA NO TIARA – 1991
prépublié dans le Sho-Comi 20/21 de 1991
Il y a très longtemps la Terre était couverte d’océans et de forêts bien vertes. Cette époque est révolue, la planète n’est plus que sable. Une légende dit qu’il existe toutefois un Eden, composé de verdure mais est-ce que cet endroit n’a pas été ensablé depuis ce temps ?
Le monde est constitué en différentes tribus, chacune cherchant en vain l’eden. Tiara, fait parti de la tribu Saul, elle en est même la princesse. Alors qu’elle a déjà 15 ans, elle est très gamine. Son père ne s’inquiète pas pour cela, au moins elle a le cœur pur. Un jour, alors que la tribu arrive à côté d’une oasis Tiara voit une petite fille, Eda, se noyer. Elle n’hésite pas une seule seconde et plonge pour la sauver. Malheureusement, un homme surgit de nulle part et transperce Eda de son sabre. Après il viole Tiara et lui dit d’avaler sa langue et de mourir. C’est la meilleure chose qu’elle ait à faire. En revenant vers le campement, elle trouve tout le monde mort, assassiné. C’est l’oeuvre de la tribu de cet homme, au teint mat et à la cicatrice à l’oeil. Après avoir enterré tous les membres de sa tribu et ayant entendu que l’homme se dirigeait vers Paulo elle décide de se couper les cheveux pour passer pour un homme et se dirige vers la ville afin de se venger.
A peine a-t-elle commencé son chemin qu’elle tombe sur un homme avec une cape sur la tête et au teint mat. Elle l’attaque tout de suite, en vain. Déjà il ne s’agit pas du bon homme et d’autre part elle est très loin d’être à la hauteur. Elle s’évanouit morte de fatigue devant lui et il la prend sous son aile. Ce jeune homme s’appelle Yûza et vit avec sa mère, Hauna, gravement malade. A son réveil, elle se fait passer pour un garçon portant le nom de Tial. Tous les trois vont ainsi faire chemin vers l’Eden mais avant ils doivent passer par Paulo…
Ayant été violée, Tiara a du mal à cohabiter avec Yûza, d’autant plus qu’il est très familier avec elle. Mais le temps passant, elle finit par s’habituer à lui et finit par comprendre que tous les hommes ne sont pas des violeurs en puissance.
Arrivés à Paulo, Tiara décide de quitter ses compagnons pour mener à bien sa vengeance. Toutefois Yûza ne l’entend pas de cette oreille. Il va avec elle au repaire des assassins de la tribu Saul. Là-bas il lui dit de laisser tomber, il s’occupera de cette histoire de vengeance à sa place. Évidemment Tiara n’est pas de cet avis et tout à coup Yûza l’embrasse ! Il a compris depuis le début qu’elle était une fille. Alors qu’ils se disputent ils sont interrompus par l’homme à la cicatrice ! Il se moque d’eux et s’en suit une bataille entre les deux hommes. C’est à ce moment que le brigand apprend à Yûza qu’il a violé Tiara. Il devient fou de rage et se jette sur lui. Quant à la jeune fille, elle tombe dans une cachette secrète.
De l’autre côté de la ville, Hauna semble connaître les lieux et paraît plus que troublée. Elle tape sur un panneau de commande dans un mur quelque part dans la ville et insère une clé dans l’orifice qui apparaît. Elle décide de l’utiliser et demande intérieurement pardon à son fils. Dans le cachot, Tiara tombe alors sur Hauna. Elle ne comprend pas très bien ce qu’elle fait ici mais l’heure n’est pas aux questions. Hauna lui donne énormément de conseils pour rejoindre Yûza et lui dit de ne pas renier sa vraie nature comme elle l’a fait.
Lorsque Tiara retourne sur le lieu du combat, elle annonce que le sable va recouvrir sous peu la ville. Le bandit ne comprend pas comment c’est possible, il est censé être le seul à savoir comment le faire, c’est-à-dire utiliser la clé !! Alors que Yûza est en mauvaise posture, Tiara lui demande pourquoi il est si cruel et Hauna fait son apparition disant que c’est de sa faute. Plusieurs explications plus tard on comprend qu’en fait le bandit, Gail, est le fils de Hauna et donc le frère de Yûza. Il y a seize ans, elle vivait dans ce château à Paulo avec son mari et ses deux fils. Le père des deux garçons devint vite fou lorsqu’il trouva un coin ressemblant à l’Eden, il voulait le conserver pour lui tout seul et tuait n’importe qui s’en approchait. Morte de peur, Hauna décida de quitter son mari avec ses deux fils mais il la poursuivit et balafra son aîné. Hauna put s’enfuir avec Yûza et promit de revenir pour Gail mais elle n’en fit jamais rien, trop effrayée.
Gail se souvient très bien de ce qui s’est passé mais en veut terriblement à sa mère. Il décide de la transpercer avec son sabre mais Tiara s’interpose et est méchamment blessée. Hauna lui dit qu’il peut faire ce qu’il veut d’elle et se met à pleurer. Son fils n’en revient pas. Quant à Tiara, elle s’évanouit après avoir remercié Yûza de l’aimer.
Le sable entre dans la salle et Gail décide de sauver tout le monde, après tout lui mérite de mourir. Hauna n’est pas de cet avis, elle ne veut pas laisser encore une fois son fils seul. Yûza est obligé de l’entraîner de force et porte Tiara. Juste avant de partir Gail confie quelque chose à sa mère.
Quelques temps plus tard Tiara se réveille et tente de consoler Hauna. La jeune fille est certaine que Gail n’a pas cessé d’aimer sa mère. Cette idée est confirmée lorsqu’elle voit que le garçon balafré a donné à Hauna un pendentif contenant une photo de toute sa famille lorsqu’elle était encore heureuse. Et sur ces mots ils peuvent enfin voir l’Eden…
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Suna no Tiara est une histoire très sympathique mais elle a quand même de très nombreux défauts. Les personnages changent un petit peu trop rapidement d’idées fixes. Par exemple Tiara, qui ne vivait que pour la vengeance ne peut pas oublier ce qu’elle a subi lorsqu’elle apprend que Gail est le fils d’Hauna. Certes cela aide peut-être un peu mais ce n’est pas quelque chose qui se fait en quelques minutes. Et ce n’est qu’une petite part des incohérences que comporte ce one-shot.
Mis à part cela, l’histoire se lit agréablement. Contrairement à d’habitude l’humour n’est pas du tout présent. C’est toujours sympa de voir l’auteur changer quelque peu de registre. Malheureusement, on peut encore déplorer cette prévisibilité. Personnellement j’avais découvert dès l’apparition de Yûza et Hauna que Gail était de leur famille… Un peu dommage quand même.
HATSUKI TRIANGLE – 1993
prépublié dans le Sho-Comi 13 de 1993
Hatsuki Hokada vient juste d’être transférée dans une autre école. Alors qu’elle entre dans son nouvel établissement elle file en courant après avoir vu l’entraînement de kendo. Un garçon, Kunie Kenshi, la voyant apeurée lui vient en aide et dit aider les plus faibles. Quelques temps plus tard alors qu’elle vient de trouver sa classe Kunie rentre lui aussi dans la même salle. Il est tout content d’avoir retrouvé son shinai, un sabre en bambou que l’on utilise au kendo. Tout à coup Hatsuki devient dingue et menace tout le monde. Elle casse même une table en deux. Aussi rapidement que cette étrange attitude est apparue elle redevient normale. Sauf que désormais tout le monde a peur d’elle.
En fait Hatsuki pense avoir ce problème depuis environ deux ans, depuis que son père a été muté. A chaque fois qu’elle voit n’importe quoi relié au kendo, sa personnalité change radicalement et elle se transforme en homme rustre. Contre toute attente Kunie lui propose son aide. Il n’est pas effrayé, il a toujours aidé les gens et ce n’est pas maintenant que cela va changer !
Pas de chance pour Hatsuki puisque sa nouvelle école est à fond dans le kendo. C’est ainsi que le lendemain de son arrivée elle se retrouve à combattre le capitaine de l’équipe. Et elle l’explose complètement. Ce qui est étrange c’est que la conscience qui l’habite ne veut pas du tout qu’un garçon approche la jeune fille, il promet de lui écraser la tête sinon. Kunie ayant vu le combat est épaté mais surtout il remarque que la jeune fille a pris appui sur son pied droit ce que très peu de kendoka font. Il décide de mener des recherches là-dessus. Pendant ce temps Hatsuki se dit qu’elle a déjà vu ce style aussi… Ils découvrent tous les deux que la jeune fille est sûrement possédée par Shû-kun Ôsawa, un très bon kendoka qui est mort dans un accident de la route. Il était aussi le petit-ami d’Hatsuki. A l’époque elle était le manager de l’équipe et lui un membre actif. Plutôt grossier il était très protecteur et Hatsuki l’aimait réellement.
Kunie propose d’aller tout de suite dans un temple pour conjurer le mauvais sort mais Hatsuki ne veut pas. Le garçon finit par comprendre que l’adolescente est encore amoureuse de son petit-ami et déçu, il lui dit qu’elle n’a qu’à rester avec lui.
Le lendemain a encore lieu un tournoi de kendo. Alors qu’Hatsuki essaye d’éviter au maximum tout ce qui a attrait au kendo elle tombe sur une statue du principal en tenue de kendo. Évidemment la personnalité masculine d’Hatsuki fait son apparition et elle part tout de suite défier Kunie. Ce dernier se bat de toutes ses forces mais est très loin de faire l’affaire. La personnalité avoue à Kunie qu’elle n’est pas issue de Shû-kun. En fait c’est Hatsuki qui s’est créé une conscience différence pour faire face au décès de son petit-ami. Elle ne disparaîtra que lorsqu’elle aimera davantage quelqu’un d’autre. A force de persuasion et de coups, Hatsuki se rend qu’elle veut que Kunie gagne et l’esprit disparaît. Dès ce jour Hatsuki devient une jeune fille tout à fait normale, elle s’inscrit même dans un club de kendo mais elle est très loin d’être douée !!
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Hatsuki Triangle est plutôt drôle comme histoire courte. Il y a quelques petits éléments qui ne font pas forcément très prévisibles et c’est appréciable. De plus les personnages sont marrants, surtout celui de Kunie en défenseur des plus faibles !
700 NICHI NO BLUE – 1993
Masumi Oikawa est amoureuse de son senpai qui travaille avec elle dans un club d’art. Il a utilisé un magnifique bleu dans une de ses peintures et Masumi essaye de savoir de quelle manière il est parvenu à ce résultat.
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +





































