Mint de Kiss me

+ recueil contenant cinq histoires
+ édité au Japon le 13 décembre 1994
+ ISBN : 4.09133.335.4 (édition japonaise)
+ non disponible en France

Le recueil Mint de Kiss Me contient cinq histoires plus ou moins courtes écrites entre 1993 et 1994 : Mint de Kiss Me, Genseika, Genseika Bangaihen Hana no Shirube, Furimuke Romance! et Nakago Shikkari Shinasai!, partie 1.

MINT DE KISS ME – 1994

prépublié dans le Sho-Comi de février 1994
Kari Misono est une jeune fille très superstitieuse. Elle est amoureuse de son professeur d’anglais, monsieur Tôno mais ne sait comment le lui dire. Pour être sûre qu’un jour ses sentiments soient partagés, elle fait tous les charmes qu’elle peut trouver comme répéter 100 fois tous les matins le nom de Tôno, nouer un ruban rouge à son doit en ayant bien pris soin de le tremper dans la rosée etc. Toutes ses amies se moquent gentiment d’elle mais elle n’en a que faire. Elle espère bien que Tôno sera amoureux d’elle un jour.

Un jour alors qu’elle vient encore une fois d’arriver en retard parce qu’elle traînait à réaliser tous ces sortilèges d’amour, elle achète un paquet de bonbon à la menthe. Soit disant, si on embrasse la personne que l’on aime avec un de ces bonbons dans la bouche on ne fera plus qu’un avec elle. Il est évident que Kari ne peut résister à la tentation. Sauf que rien ne se passe comme prévu. Alors que Kari guette Tôno pour l’embrasser par surprise, Wataru Shindo, un garçon pas très sympa au premier abord, arrive en skate ; résultat : Kari embrasse Shindo et non pas Tôno !

Comme une catastrophe n’arrive jamais seule, la seconde ne met pas longtemps à se faire ressentir. Le charme fonctionne à merveille, là n’est pas du tout le problème. Il vient plutôt du fait que le sortilège est suivi à la lettre, c’est-à-dire que Shindo et Kari ne font plus qu’un seul !! La conscience de la jeune héroïne cohabite avec celle de Shindo dans le corps du pauvre garçon. Quant au corps de l’adolescente, il s’écroule inerte, sous les yeux effrayés de Tôno.

Shindo rentre à tout vitesse chez lui en comprenant que trop bien ce qui vient de se passer. Kari ne la ferme pas une seule seconde en plus ce qui fait qu’ils sont énervés tous les deux. La jeune fille ne semble pas vraiment s’inquiéter quant au fait de ne plus être dans son propre corps par contre. En fait si Shindo est aussi désagréable depuis quelques temps c’est parce que ses parents sont divorcés et il le vit mal. Maintenant il est avec son père mais il n’est jamais à la maison, il passe son temps à travailler.

Le lendemain matin, Shindo (toujours avec la conscience de Kari) va à l’école. Il n’y a que des quiproquos avec tout le monde et les amies de Kari se demandent ce qui se passe surtout que leur amie est à l’hôpital dans un état inquiétant. Lorsque Kari sait que Tôno n’a pas quitté son chevet elle est aux anges. Elle décide d’aller « se voir ». Quand elle voit son professeur elle ne peut s’empêcher de déclarer son amour. Le problème est qu’elle est dans le corps de Shindo… Alors qu’elle pense recevoir un gros vent c’est l’inverse qui se produit ! Tôno est amoureux de Shindo, il est donc gay !!!!

Alors que Shindo (avec Kari toujours) part en courant de l’hôpital, le médecin annonce à Tôno que Kari est morte. Cela dit, tout le monde croit que c’est le cas puisque son corps est mort mais elle vit toujours à l’intérieur de Shindo. Une des amies de Kari téléphone au garçon pour lui annoncer la nouvelle. Les deux jeunes héros n’en reviennent pas. Comment Kari va-t-elle devoir faire ? En fait l’idée est que Shindo embrasse Kari avec un bonbon à la menthe pour inverser le sort. Sauf que tout le monde est à l’enterrement de l’adolescente et personne ne le laisse s’approcher. Après de moults rebondissements, il prend son skate et fonce vers le cercueil. Comme prévu, elle se réveille après avoir été embrassée. Quelques jours plus tard, l’obsession de Kari concernant les charmes a disparu. Maintenant elle est à fond dans l’astrologie !

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Mint de Kiss Me est probablement une des histoires courtes de Yuu Watase que je préfère. Elle ne se prend pas du tout au sérieux et va à fond dans la parodie. C’est vrai que c’est complètement débile et absolument pas réaliste mais c’est justement ça qui donne du plaisir à la lire. De plus, les personnages changent un petit peu de ce que la mangaka a l’habitude de dessiner. Je conçois qu’il n’y a pas d’énormes différences mais suffisamment pour le noter je pense.

GENSEIKA – 1993

prépublié dans le Sho-Comi du 15 août 1993
Après avoir été victime d’un accident de moto très grave, l’ami de Chiya, Kazuyoshi peut enfin revenir à l’école. Alors qu’ils y vont, avec un autre de leur ami, Yutaka, Kazuyoshi dégage un parfum très étrange. Quelques secondes plus tard il s’écroule à terre, du sang jaillissant de tout son corps. Chiya est certaine d’avoir vu une fleur sortir de son corps.

Chiya est sûre qu’il se trame quelque chose de mauvais là-dessous. Elle décide de mener sa propre enquête et Yutaka se propose de l’aider. Pour cela, elle convient de commencer ses recherches à l’hôpital où a été soigné Kazuyoshi, hôpital dont le directeur n’est autre que son propre père.

Arrivés à l’hôpital elle demande à voir son père mais il est en réunion, c’est le médecin qui s’est occupé du garçon qui vient alors à sa rencontre. Il prend Chiya de haut et lui dit qu’il n’a jamais vu de fleur dans le corps de son ami. Après avoir quitté ce médecin elle croise dans le couloir une jeune femme dégageant le même parfum que Kazuyoshi et il lui arrive tout de suite la même chose tragique qu’au garçon. La même fleur fait encore une fois son apparition. A la vue de cet événement, Chiya s’évanouit. A son réveil son père est là et la rassure. Il lui dit de se calmer et de rentrer à la maison dès que le docteur Onoda, le même que la veille, lui aura fait une injection de tranquillisant.

Le soir Chiya est bien décidée à retourner fouiller du côté de l’hôpital mais pour cela il faudra s’introduire en douce. Yutaka vient comme toujours à la rescousse. Avant de partir de chez elle, elle se rappelle d’arroser la plante de sa mère décédée. Alors qu’elle s’apprête à le faire elle se rend compte que l’odeur de cette plante est la même que celle de la fameuse fleur. Il s’agit de la fleur Genseika.

A l’hôpital, Chiya entre par effraction dans le bureau d’Onoda et fait des découverts intéressantes. Malheureusement il fait irruption et est bien décidé à faire taire la jeune fille. Fort heureusement arrive Yutaka et s’en suit une violente bagarre. Alors que le garçon semble être à deux doigts de mourir, Chiya l’embrasse car elle l’aime en secret et il se remet quasi instantanément. Il est ravi, d’être en vie évidemment, mais aussi que la jeune fille l’aime. Il la croyait éprise de Kazuyoshi.

En fouillant l’hôpital, ils tombent sur le père de Chiya en train d’opérer quelqu’un. Il intègre le Genseika au corps du patient ! C’est donc lui qui est à l’origine de tout ça… Chiya n’en revient pas. Son père pense faire le bien car ces malades sont dans un état extrêmement grave, il ne fait donc rien de mal selon lui. Au moins là il essaye de sauver des vies en faisant des expériences. Il a remarqué que cette plante avait des pouvoirs particuliers de guérison et il espère pouvoir faire des miracles. Il est tout simplement devenu fou. Chiya le comprend encore mieux lorsqu’elle trouve dans la pièce à côté sa mère, morte, réduite à l’état de squelette. Son père croit que lorsqu’il aura trouvé le bon remède il pourra la guérir, sauf qu’elle est déjà morte. Quelques secondes plus tard, il s’écroule comme les autres victimes. Il s’était probablement injecté cette solution à base de plante.

Quelques temps plus tard Chiya déménage. En portant des cartons elle se griffe au portail mais en un très court laps de temps elle guérit… Qui avait-il donc dans l’injection du docteur Onoda ?

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Décidément, ce recueil de petites histoires en contient de bien bonnes. Genseika est à des années lumières de la précédente tant elle est sombre et assez gore par moments. Personnellement je l’ai beaucoup appréciée, elle montre à quel point la perte d’un être cher peut amener à délirer complètement.

GENSEIKA BANGAIHEN HANA NO SHIRUBE – 1994

Il s’agit d’un épilogue en quatre pages de Genseika. Chiya n’a pas changé, pourtant le monde lui a changé. Il n’y a presque plus personne sur Terre, Chiya est une des seules survivantes avec la Genseika. Comme quoi le produit qu’on lui avait injecté contenait bien un peu de cette plante. Elle semble être devenue immortelle ou tout du moins elle s’en approche. Tout ce que Chiya attend maintenant, c’est que notre planète se repeuple. Elle espère revoir des enfants sourire, voir du monde…

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Excellent épilogue qui en quelques pages vous met très mal à l’aise. On ne sait pas combien de temps a passé depuis la fin de Genseika. Cette très courte histoire nous fait réfléchir sur la fin de notre planète, elle finira bien par arriver un jour…

FURIMUKE ROMANCE! – 1994

Kagatani est un vrai garçon manqué. Comme elle aide souvent les filles en détresse ces dernières sont raides dingues d’elle. Pourtant elle n’est pas si heureuse que ça, elle en a marre que tout le monde la prenne pour un garçon. Elle aussi aimerait bien qu’on la trouve jolie, féminine et surtout elle voudrait sortir avec quelqu’un. Malheureusement pour elle c’est très mal parti vu que tous ceux de son école ont plutôt tendance à se moquer d’elle.

Un soir, alors qu’elle se promène dans la rue, déprimée, elle tombe sur un marchand ambulant de bijoux, Ryota Nimiya. Il lui propose d’acheter un bijou mais elle n’est intéressée que par une seule bague. Ryota ne veut pas la lui vendre parce qu’elle est magique. Il lui dit qu’elle appartenait à sa sœur mais qu’elle la lui a donnée puisqu’elle n’en a plus besoin. En fait cette bague est constituée d’un cœur qui s’ouvre en pendentif. Si l’on met sa photo d’un côté et celle de quelqu’un d’autre en face, ce quelqu’un d’autre tombera follement amoureux de la personne représentée sur l’autre photo. Bref, Kagatani la veut pour faire tomber tous les garçons à ses pieds. Après avoir bataillé, Ryota veut bien la laisser l’essayer durant une semaine.

En vérité, Kagatani ne croyait pas vraiment en les pouvoirs de cette bague mais ils sont bel et bien réels. Elle s’amuse à changer les photos au gré de son envie et tous les garçons tombent peu à peu sous son emprise. Le problème est que du coup elle laisse tomber les filles et se fait plein d’ennemies. La jeune fille commence à se croire un petit peu trop importante, se maquille alors que ça ne lui va pas du tout, n’hésite pas à briser des couples etc. Ryota est là pour l’avertir que ça va mal se passer mais elle n’en a que faire. En plus, aucun garçon ne lui plaît réellement donc elle veut continuer au maximum jusqu’à ce qu’elle trouve le bon.

Un jour, les deux garçons les plus populaires se font très entreprenants et Kagatani ne parvient pas à les repousser. Heureusement que Ryota apparaît pour la sauver mais dans la bousculade la bague se casse. Tous les garçons se remettent alors à se moquer d’elle. Quant aux filles, maintenant que Kagatani a repris ses esprits et qu’elle n’est plus une menace potentielle, sont plus gentilles avec elle.

La semaine étant passée, Kagatani doit retrouver Ryota pour lui rendre la bague cassée. Elle est terriblement désolée et se demande s’il viendra. Elle se rend compte qu’il est le seul à la voir telle qu’elle est, elle se demande si ce n’est pas lui qu’elle aime… En tout cas une chose est sûre c’est que lui l’aime !

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Furimuke Romance! est une histoire typique de Yuu Watase. Dès le départ on sait pertinemment comment cela va se terminer, du moins si on a lu plusieurs shôjos de cette sorte. Elle n’est pas transcendante mais se laisse lire. Bref, pas du grand art, seulement un divertissement de quelques minutes potable surtout dû à la présence de quelques gags très drôles.

NAKAGO SHIKKARI SHINASAI!, PARTIE 1 – 1994

Etant donné qu’il y a une section dédiée à cette histoire en trois actes, je vous invite à vous y rendre. Elle se trouve à cet endroit.

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