Houkagô Gensô
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+ histoire courte + prépubliée au Japon dans le magazine Cheese le 15 septembre 1995 + éditée dans le volume 1 d’Appare Jipangu! au Japon paru le 26 janvier 1998 (ISBN : 4.09137.471.9) + éditée dans le recueil The Best Selection, paru le 26 mars 2008 au Japon (ISBN : 4.0913.1579.3) + disponible en France depuis septembre 2003 dans le volume 1 d’Appare Jipangu! (ISBN : 2.84580.386.9) + titre français : Illusions mortelles |
Houkagô Gensô est une petite histoire indépendante plutôt sombre. Elle a mis tellement de temps à être publiée en volume reliée (deux ans et demi quand même !) que Yuu Watase se demandait à quoi ça servait de l’ajouter avec le volume 1 d’Appare Jipangu!, le style de dessin étant complètement dépassé. Elle avait même envie de refaire entièrement cette histoire. Comme vous pouvez vous en douter, elle ne l’a pas fait.
résumé
Rei Sarashina est une fille belle et très charismatique. Le physique ne faisant pas tout, elle a un caractère épouvantable et fume comme un pompier. Elle étudie à l’université avec un de ses amis du lycée Haruki Saegusa. Depuis quelques temps elle reçoit des messages d’admiration mais elle n’en prête guère attention. Ils doivent provenir d’un de ses nombreux soupirants qu’elle vient d’éconduire. Alors qu’elle vient de se moquer d’Iwahara en le repoussant, elle aide Masuda une jeune fille très discrète qui est chamaillée par d’autres jeunes. Toutefois son miroir se casse dans la bousculade mais elle n’en prête guère attention et le jette à la poubelle. Ce n’est qu’un miroir.
En fait si Sarashina fume autant c’est parce qu’elle peut capter certaines pensées des gens qui l’entourent. Elle voit aussi le côté souillé de l’être humain. Lorsqu’elle fume son pouvoir s’estompe, elle peut ainsi se reposer. Le lendemain les nouvelles sont tristes puisqu’Iwahara s’est apparemment suicidé et une fille qui déteste Sarashina est devenue folle. Notre héroïne commence à se demander si elle ne commande pas ces actes par la pensée… Haruki lui assure que non mais rien n’y fait. Masuda prend vite la jeune femme sous son aile et l’emmène chez elle. Qu’elle n’est pas sa surprise que de découvrir que la fille discrète et effacée a récupéré son miroir cassé. Et surtout qu’elle est tout simplement obsédée par la personne de Sarashina. C’est en fait Masuda qui a provoqué ces malheurs par la pensée, elle a juste confronté les victimes à leur propre peur.
Sarashina est en mauvaise posture face à Masuda mais sa subite déclaration d’amour envers Haruki lui fait gagner la partie. Le miroir est définitivement brisé et Masuda décide de quitter la faculté. Quant aux deux personnages principaux, ils finissent par devenir un couple.
illustrations
critique
Il est très rare de voir Yuu Watase écrire des histoires mettant en scène des personnages aussi vieux. Elle semble préférer les histoires d’adolescents. Pour être tout à fait franc on peut se demander ce qu’Houkagô Gensô fiche en histoire bonus dans le premier volume d’Appare Jipangu!. Alors qu’on vient de rigoler à s’en décrocher la mâchoire nous voilà plongé dans les thèmes du suicide, de la peur etc. Ce n’est pas vraiment judicieux de la part de la maison d’édition d’avoir réalisé ce mariage.
Concernant l’histoire, elle est plutôt prenante. J’étais personnellement assez surprise du dénouement ce qui est un bon point j’imagine. Du côté des dessins, on peut remarquer une étrange similitude entre Sarashina et Aya d’Ayashi no Ceres. Cela dit, cette ressemblance graphique est présente dans presque toutes les oeuvres de Yuu Watase. En d’autres termes, il s’agit d’une bonne petite histoire.

















